09.11.2005
C'est pas moi qui l'ai dit !
Je ne me raconte plus, mais une envie de partage :
Texte voix-off tirée du film de Christopher Maclaine, "The End" (1953).
Mesdames, Messieurs, frères et soeurs, nous allons rencontrer les personnages. Observez-les bien, voyez s'ils ne sont pas vous-même. Si ce n'est pas le cas, insérez-vous dans cette revue, car c'en est une. Une revue de choses humaines, une revue de choses passées, la vision d'un monde qui n'existe plus, une ville parmi les villes, anéantie par le feu. Car après ce jour le monde n'existera plus.
Le casting. Ce sont certains de mes amis. Je les ai bien connus. Ils ont tous des histoires. Nous devrions en apprendre un peu sur eux avant que notre temps s'épuise. Ils sont entièrement immergés dans leurs vies. Ils auraient dû rester couchés et aussi tranquilles que possible, s'ils avaient su. Ils ne savent pas. Ils ignorent que ce sera aujourd'hui. L'an prochain, pensent-ils, dans une semaine, demain, plus tard. Il est plus tard qu'ils ne croient. Ils ne devraient pas se compliquer la vie ; ils ont provoqué leur propre destruction. Ils ne peuvent éviter la complexité, car la mort est leur seul choix.
Assez pour le moment, visitons notre premier ami lors de son dernier jour.
Mes chers amis, il courait, tout simplement. Il avait trop utilisé ses amis. Comme il exigeait plus, ils lui dirent de partir. Soudain, il les vit comme des masques qui lorgnaient sur sa laideur et sa solitude. Soudain, il voulut les fuir, tous. Il ne regarderait plus personne dans les yeux. Mais il était seul. Ses amis aussi étaient seuls. Adultes, ils s'ennuyaient avec des enfants grandissant dans le confort trompeur de yeux rassurants et de compréhension mutuelle.
Ils lui dirent dans la langue limpide de la fin Xxème siècle de disparaître jusqu'à ce qu'il sache donner, recevoir, demander moins. Il s'enfuit en criant, pensant que c'était sa propre idée.
Ses amis furent soulagés de le voir partir enfin, et poursuivirent leur thérapie maturationelle, lui souhaitant de trouver à qui jouer son petit jeu romantique, avant de perdre la tête. Il se prenait pour un étalon au galop, portant le chevalier solitaire vers le Graal, qu'il trouverait dès qu'il aurait laissé ces adultes à leur stupide plaisir oisif. Avec l'équilibre de la maturité, ils jouèrent encore, passant le masque, dansant, et s'oubliant généralement de façon admirable. Ils attendaient la culpabilité, la douleur d'une nuit de tourments, mais ils étaient prêts à faire face, endormis toute la journée, aussi insensibles et ignorants que possible, jusqu'au prochain crépuscule ; alors ils retourneraient à leurs précieux jouets et à l'inconscience du sommeil.
Mais notre petit ami...ne pouvait faire face à ce siècle, alors il courait, sans nulle part où aller. Il n'y avait pas d'issue. Partout, il y avait des gens qui le regardaient et disaient : "Va, va, va !"
Il ne pourrait plus courir, bientôt il tomberait et rêverait. Au-delà, il n'avait pas de projet. Mais il ne tomberait pas tant qu'il y aurait des gens autour. Bientôt il tomberait et, à son réveil, il ne courrait plus. Il...ou bien...il...Juste par-delà cette colline. Alors, certainement, il tomberait et dormirait. Juste par-delà cette colline. Mais non. Pour des raisons dont nous ignorons tout, juste à ce moment, un autre homme décida d'éclater la cervelle du premier venu : notre ami.
Il n'avait que quelques minutes. S'il l'avait su, il aurait pu s'allonger et rêver. Alors, il serait passé d'un rêve à l'autre. Si nous avions le temps, nous raconterions l'histoire de l'homme qui décida d'éclater la cervelle de Walter lors de son dernier jour, nous le suivrions au palais de Justice, puis dans l'isolement de la cellule. Nous serions avec lui quand on lui rase le crâne, quand il s'allonge, gémissant, seul, perdu et abattu. Nous marcherions avec lui dans la prison grise et insalubre, vers la pitié offerte à ceux d'entre nous qui perdent la tête. Nous le regarderions se faire étrangler, et appeler dans un souffle : "Maman."
Mais nous n'avons pas le temps !
Continuons, peut-être vous verrez-vous.
Charles était très contrarié. Pour des raisons dont nous ignorons tout, il avait tué sa propriétaire et sa fille. Des heures durant, debout sur le seuil il ressassait la chose, et il entendait ce que sa mère lui avait rabâché : "Ils te pendront, Charles."
Ainsi la journée avançait et il ne comprenait pas la chose, quelle qu'elle fût, qui l'avait conduit à détruire ce que la société tenait pour sacré. Comprenant ou non, il connaissait les peines qu'il encourait. Il comprit qu'on pouvait le laisser méditer sur son sort toute sa vie, s'il arrivait à se rendre à la police, et à leur avouer son dilemme, sa culpabilité, sa stupéfaction. Malheureusement, pour des raisons dont nous ignorons tout, les chambres de torture sur la route de l'absolution effrayèrent Charles, et il décida qu'il ne chérissait pas l'idée de passer sa vie à méditer sur une culpabilité indéfinissable. Ne sachant que faire, il décida de ne pas se rendre, malgré l'imminence de son arrestation. Il se promènerait et oublierait, comme s'il ne s'était pas virtuellement suicidé, lors de cette nuit qu'il oubliait.
Il se promena et profita des décors infinis, comme s'il lui restait toute sa vie, se rappelant qu'il avait le droit de vivre. Mais, l'après-midi, il s'aperçut que son temps était passé et qu'il devait se décider, ce qu'il fit.
"Que pense-t-on à la fin ?" se demanda-t-il, "Que pense-t-on ? Tout se résume-t-il d'un coup ? Est-ce qu'il y a une image, ou des flashs ? Oui, c'est la dernière bonté de la vie, au dernier instant, la mémoire fonctionne au plus fort de sa capacité, et le passé défilera devant mes yeux. Maintenant, je dois trouver un endroit où attendre la fin."
Il se souvint d'un endroit et s'y dirigea, continuant d'apprécier sa promenade. Avec son dernier sou, il évita la menace de la paperasserie et de l'embarras, et l'ardoise fut nettoyée.
Mais continuons, le temps presse.
Toute sa vie, John avait voulu être poète. Un beau jour, il songea qu'il n'avait rien à offrir à la poésie, que la poésie elle-même n'était pas digne d'offrande. Alors il devint artiste, clown, et il était brillant, au début. La poésie l'avait tué, le public le ressuscita, et il apprit à le faire rire et pleurer, mais... il ne pouvait plus soulager sa douleur en parlant. Rien voulait tout dire, tout ne voulait rien dire, et...rien ne voulait rien dire. Il fallait atteindre à la joie sublime, bander l'arc au maximum, et disparaître. Il donna un dernier acte à ses amis et associés, qui le regardèrent partir, n'osant l'interroger de peur d'interrompre ses dernières paroles. Il passa la porte, et tous lui dirent : "Au revoir, John, c'est ta meilleure performance, magnifique, mon garçon ! Bravo."
Quelques-uns pensèrent qu'il était sérieux, mais la fête continua. Un autre monta sur scène, et on oublia John. On applaudit le vivant, espérant que John irait bien. À l'aube, ils le découvrirent, ainsi que la plus étrange des lettres de suicide. Sur sa poitrine, un tatouage à vif disait : "Vous savez combien je suis propre, je ne pouvais souiller votre salon de ce sang. Ce n'était pas un revolver, mais un accessoire. Merci d'avoir été mon meilleur public. Réjouissons-nous."
Vous ne vous êtes pas vus, dites-vous.
Ces gens sont tous violents et suicidaires. Vous n'êtes pas de ceux-là. Pourtant, vous restez assis attendant le grand suicide de la race humaine, comme si vous n'en faisiez pas partie, comme si vous n'aviez pas demandé l'oubli aussi ouvertement que ces pauvres âmes effrayées que vous regardez se dissoudre devant vos yeux.
Chers amis, ne vous affolez pas. Il reste très peu de temps. Soyez paisibles. Hâtons-nous.
Paul. Magnifique jeune homme, sa vie était absurde. L'amour humain était pour lui impossible. Alors le sacrifice. Il se donnerait qu'il pourrait trouver. Il irait chez des lépreux et s'attacherait au lépreux le plus hideux de l'île, en tant qu'infirmier, compagnon et amant, dans le simple espoir d'attraper sa maladie, pour vérifier que le lépreux puisse lui rendre cet amour, quand Paul serait lui aussi lépreux. Si le lépreux lui rendait son amitié, il saurait alors qu'un humain peut connaître l'amour. S'il en était autrement, il ne serait pas surpris, et, se laissant pourrir, mourant délibérément, il se réjouirait de savoir que l'amour fut donné au moins à un humain : lui-même.
Réjouissons-nous. Fuyant la mer et l'éternel sommeil, il retourna chercher le chemin des îles malades à l'hôtel de ville. Car, voyez-vous, il ne peut pas mourir. Il dut marcher longtemps, jusqu'à ce que le soleil éclatant de la mort qu'on lui offrait surgisse, le rende anonyme et invisible à jamais, comme ses frères qui ne pouvaient être ses frères. C'était... le monde du grand bouleversement qui jetait les hommes les uns contre les autres, qui les obligeait à haïr, qui jetait des hommes armés et sanglants contre leurs frères dans une lutte à mort pour le pain que le frère tient dans sa main. De cette perversion, il avait appris que pour vivre, on exigeait de lui la haine et le meurtre, et il ne pouvait haïr ni tuer, mais il voulait vivre, comme tous les hommes. Pas de place pour l'enfant qui marchait calmement et innocemment au milieu du vacarme produit par les hommes forts qui se battaient pour leurs jouets. Il se demandait s'ils savaient quelle était leur vie, s'ils savaient ce qui était arrivé à la dignité humaine : ils ne se regardaient plus dans les yeux, on ne trouvait plus trace de fierté
dans le fait d'être humain, le sens profond d'un individu était réduit au minimum d'indulgence possible, une peur et une haine croissantes possédaient les esprits sur la terre de Dieu. Il ira jusqu'au bureau d'informations. Alors son temps touchera à sa fin, comme le nôtre.
Mesdames, Messieurs, nous vous avons demandé d'entrer dans le casting. Nous vous demandons d'écrire cette histoire.
Voici un personnage. Voici la plus belle musique au monde. Voici quelques images. Que se passe-t-il ? C'est un bon garçon. Pourtant, nous pressentons qu'il va mal agir. Quelqu'un l'a blessé. Mais il a finalement retrouvé son ego, et il va s'affirmer, maintenant.
Quelqu'un est dans la maison. Pourquoi hésite-t-il, et pourquoi entre-t-il ? Peut-être va-t-il entrer et détruire...? Je n'en sais pas plus que vous, mais je sais qu'à cet instant, il est soudain aveugle et sourd, et qu'il prend cela comme un message de quelqu'un qu'il doit accepter comme son maître, et il fuit la maison et son occupant. Alors le monde et sa musique lui reviennent, il chantonne une petite chanson, et entend un écho.
"Celui-là qui a la plus grande félicité,l'ami de ses amis,lui qui a gagné une noble femme,laissons-le rejoindre notre jubilé ! Oui,lui qu'une seule autre âme sur terre peut appeler sien ; mais laissez-le, celui-là qui n'y est pas arrivé, s'évanouir au loin, seul et en larmes."
La personne à côté de vous est un lépreux, pauvre âme damnée. Lui donneriez-vous un verre et une bénédiction ? Au coin de la rue, des hommes forts meurent de faim, comme la plupart des citoyens de la terre. D'une certaine manière, vous en êtes conscients, mais... comment allez-vous donner un verre de lait et une miche de pain à un homme, une femme ou un enfant qui meurt de faim en Mésopotamie ?
Laissez tomber, il est trop tard.
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27.10.2005
Twenty one
Number 7 : journal
Anniversaire.
Un an déjà depuis le réveil le plus doux de ma vie,
Une promesse murmurée à mon oreille ensommeillée.
Un an déjà et la promesse c'est épanouie.
Ce matin, un soleil en cadeau.
Un soleil par la fenêtre.
Un soleil dans mon coeur.
Un soleil sur ma tête.
La lune souriait si fort.
Astres chéris au rendez-vous de mes 26 vies.
Pas un nuage et la cloche sonne midi.
Il n'y a rien à dire qui ne soit plus joli que merci, ô merci la vie !
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From Orl
number 6 : bribes
Racler les fond de carnets pour trouver un bout de bribe à donner. Non, finalement non. Envie de donner ce texte de Orl, envie de montrer tous les textes de Orl de toute façon. je choisis celui-ci :
"Refuser la chair m'est difficile. quelque chose d'un éclat souverain m'empêche de soutenir du regard, longtemps, les nus. les dos, les ventres, les bouches, les yeux, les mains. je suis curieux, je suis malfrat, je suis fait, je suis quelquepart, le terrain s'ouvre, je suis reprochable et je ne cache pas ce jeu-là pour ne pas mentir mais je lutte pour ne pas m'enfoncer dans l'ombre. je respire, je prends du temps. j'aimerais déplacer ce centre mais au fond c'est le seul centre, d'ailleurs ce n'est pas un centre, c'est tout autour. je cuis de l'extérieur. Je me brûle les doigts sur les cuisses inflexibles qui saturent les couvertures. Les draps sont lourds, les vêtements innombrables, le textile me retient dans ses filets, une séparation perpetuelle vient tourmenter mes reins, quelque part l'image me laisse froid ébahi et la présence me tourmente, me tient en vie, relance l'intrigue des corps noués qui dansent mal, qui s'évitent, clean, qui se tordent, mal foutus, faisant exprès. Mourant sur un côté, l'autre hanche active, la poche tue la gauche, la droite tient sur le mur, la tête est ailleurs évidemment, guidant, relançant, trompant, engluant de sens les postures rudes, droites, les défonces, les efforts pour se lover quelque part sur un coin. les passants agglutinés sur leurs jambes, les épaules qui dansent, réclament des massages, des caresses, des pauses, des clopes, des cafés, des vitrines à lécher. La tension du sport est passée de mode, la mode a changé de bord, le bord s'est cassé sur une artère tendue, survitaminée, j'aime imaginer des athlètes détendus, arrêtés. Nous savons que nous loupons tout, que des tonnes de râtés détonnent sur le destin que nous nous efforçons de lisser."
17:20 Publié dans bribes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.10.2005
Portrait en synonyme
number 5 : errances
un jeu du hasard, un autre...
Quelle est ma force ? CONTRER
Quelle est ma faiblesse ? MANQUER
Quelle est ma plus grande peur ? PHILOSOPHIE
Quel est mon charme ? PARLER
Quel est mon désir ? L'ANTIPHRASE
Quelle est ma limite ? LA DESOBEISSANCE
Quelle est ma chance ? PHENOMENE
Quel est mon bonheur ? CONSTITUER
Plus tard je serais ? CHANDAIL
Ma fin sera ? PRUDENTE
Mon éternité est ? CHINOISE
Mon synonyme est ? JUMELER
si vous voulez jouer chez vous, prenez un dictionnaire des synonymes (pas un autre !)
posez la question à voix haute,
concentrez-vous,
ouvrez une page au hasard les yeux fermés et pointez un mot
c'est votre réponse...
13:06 Publié dans errances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.10.2005
Twenty
le calme au coeur des jours tout doux
des choses bêtes oubliées
le café, les tartines
le petit dej qui s'éternise
01:57 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
à développer
number 4 : in progress
penser à réfléchir à cette idée : un garçon pense à une fille qui pense à un garçon qui pense à une fille qui pense à lui. Et chacun rêve et l'on se croise.
01:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2005
22 au hasard
number 3 : des mots
talent
embrumé
élégir
tangente
cancer
stimuler
antartique
contacter
réconfortant
complaisant
bouilloire
route
phénomène
à gogo
indication
qualité
apparaître
combinaison
ausculter
en chantier
fendre
brouiller
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21.10.2005
United State of Love
Number 2 : des hommes
Je pourrais tisser une toile des relations, des liens souterrains de mes amours.
L'impression de traverser avec/par eux mes intérieurs.
Exploratrice. Christophe Colomb de mon Amérique intime.
Cette idée de O : United State of Love.
Off course darling'
Les histoires se répondent, parfois je surprends leurs dialogues secrets.
De points de coupe en points de rencontre, je navigue.
Des territoires entiers émergent qu'il va falloir aller goûter.
(Maman disait : j'aime pas mais je mange quand même.)
14:05 Publié dans des hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2005
Nineteen
C'est bien ce que je disais, les humeurs changent trop vite. C'est pour ça que c'est dur d'écrire, parce que pour toucher le vrai, l'essence éternelle des choses il faut descendre. Encore plus bas, encore plus profond, encore plus indicible. Il faut penser à garder du souffle pour le retour, pour remonter toute la crasse et la donner à purifier au papier. C'est pour ça que je ne descends plus, manque de souffle la demoiselle ces temps-ci.
Et à la fin, nous n'auront plus besoin des mots. Mon désir secret, l'Antiphrase.
21:23 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dernier mot
7 jours pour fermer une à une les rubriques commencées.
Number 1 : un homme
une grosse blague cette histoire, la meilleure de l'année même.
je lui en veux mais ça passera, parce que je suis de celles qui croient.
14:05 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.10.2005
Eighteen
le 27 j'arrête. le 27 je disparais de l'écran. le 27 je m'encre ailleurs.
19:02 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Seventeen
je ne sais plus quoi faire de mes mots, ils disent beaucoup trop.
18:42 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un 3h18 du mat
Je ne peux pas dormir, je suis pourtant fatiguée. Chaque fois que je crois que le sommeil arrive, c'est un sursaut qui l'éloigne. Je ne veux plus me battre, ni contre, ni pour, je ne veux plus me battre. Si je m'aveugle qu'y puis-je ? si je me trompe et m'égard, après tout...
D'une force lumineuse, je n'ai pour preuve que ma foi irraisonnée. Par contre en mon corps, j'ai la preuve des tourments de l'amour naissant. naît-il ? je me demande. Peut-être en est-ce la mort plutôt.
Je suis incapable de déterminer mon état, un épais brouillard s'est posé sur mes sentiments, je suis complètement absorbée par la disparition lente de ma volonté.
Je me perds peu à peu, le désordre a fait son entrée dans mon intérieur tout récemment ordonné. Je ne peux nommer ce que je perds. Les mots qu'il me manque veulent sortir par les mains, la bouche et le sexe mais ne le peuvent. Ce n'est même pas du désir, je ne sais plus en cet instant ce que désirer veut dire. La main dans ma culotte ne sert pas. Ni le sommeil, ni le plaisir.
Il n'y a la ni tristesse, ni joie, ou alors les deux mêlées.
Il y a tout et son contraire qui se rencontrent et qui l'un face à l'autre ne savent que faire. Tout est trop grand ou trop petit, j'en pleure. Les larmes empêchent le sommeil. Je ne sais pas que sont ces larmes ce qui empêche aussi le sommeil. Je suis vivante, changeante, ballottée par mes pensées que je confonds chaque seconde avec mes sentiments. Je me nourris peu, de moins en moins, et la nuit dans le lit, le ventre crie et empêche lui aussi le sommeil.
J'ai du mal à envisager clairement ma part de responsabilité dans cette affaire. J'aimerais croire que nous sommes deux mais ma raison refuse. Curieux labyrinthe.Je traverse des instants de foi intense aussitôt suivis de doutes tout aussi vivants. Chacune de ces périodes dure entre une seconde et une éternité (lire 3 jours).
Je suis seule, je me débats seule, je me réjouis seule. Il n'y a rien à partager avec les amis tellement la situation m'apparaît à la fois ridicule et inexprimable.
La seule pensée rassurante dans la solitude de cet amour est qu'il se débat aussi.Je n'en ai pas la preuve, ni dans ses yeux, ni dans ses mots qui cachent tout, tout le temps.
La pensée la plus pénible est de l'imaginer se jouant de moi (consciemment ou non, ça n'a que peu d'importance), à moins que non, à moins que la pensée la plus terrible soit celle de me découvrir me jouant moi-même de moi. une chose est sûre, je suis coupée de moi aussitôt ma pensée dirigée vers lui. Je travaille par sursaut uniquement et c'est plus laborieux que jamais, moi si rapide... de ça je m'en veux beaucoup. Cette incapacité à donner parce que l'être tendu ailleurs.
Écrire est mon salut, mais il est bien précaire.
Je ne sais pas si je suis pleine d'énergie ou complètement vidée.Il semble que je ne fasse plus la différence entre tout et rien. C'est extrêmement étrange et ça vaut bien sa part d'allégresse, autant que sa part d'effroi.
C'est le grand désordre d'automne qui fait suite au ménage de printemps. Ranger, je sais. Dérangée, je suis.
De nouveau le sommeil qui pointe, j'ai peur qu'une fois le stylo posé et la bougie soufflée je reste dans le noir les yeux grands ouverts.
Je suis fatiguée, je voudrais juste la douceur d'une épaule donnée; ma tête en ce creux doux, reposer.
18:25 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.10.2005
Menteuse
Je dis, j'accepte, mais me voilà tristesse. Je mens
À lui, à moi, à eux. Je mens
Humilité. Il faut comprendre et accepter qu'on n'est pas si forte qu'on croit.
J'avais dit "désormais j'affirme qui je suis".
J'avais dit ça, oui, mais je me suis emmêlée entre qui je voudrais être et qui je suis.
J'ai menti. Encore. Il me fait travailler ce mur malgré sa rudesse. Les fameux travaux pratiques.
Mais putain, je suis fatiguée.
Je veux un câlin humain.
Tiraillée, compliquée, chinoise, imbécile, pas légère pour un sou, vraie à moitié, fausse, en trompe l'oeil.
Et ce silence du haut qui persiste...
Quand on est perdu, on dit qu'il faut rester où l'on est et attendre que quelqu'un vienne nous chercher.
Je me demande bien qui viendra, à part la chance, je ne vois pas.
Je vais aller lire "le coupable" pour voir.
20:20 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.10.2005
Sixteen
Il me faut me calmer, je suis toute chavirée. Retrouver l'apaisement marmelade parce que j'ai des choses à faire, à finir et à commencer même, mais que la tempête qui s'appelle Famille gronde encore un peu trop fort pour me concentrer.
Nous sommes dimanche, le week-end a été long.
Je tremble. Poser ma tête sur une épaule, être serrée fort, comprise en silence, un instant, recevoir un peu de cet amour gratuit que l'on peut distribuer quand on est bien.
Aujourd'hui je sais j'ai la sensibilité en devanture et il pleut...
L'homme assis à côté au café semble si triste.
Une trève, je suis fatiguée du dedans. C'est la preuve qu'il y a du boulot encore à accomplir. Je suis souvent trop catégorique et trop sèche, j'aimerais m'assouplir. Dans l'amour on apprend ce genre de chose. Dans la famille c'est déjà bien plus difficile. En même temps, cette idée que ce n'est qu'une fois accompli dans notre famille que le savoir est vraiment aquis.
Parfois je me dis que ma famille c'est le conflit israélo-palestinien à elle toute seule, et que, si nous arrivons ensemble à la paix, là-bas aussi alors, ils le peuvent.
La tentation de les abandonner, un temps au moins, pour gagner du souffle à insuffler.
Peut-être plutôt appliquer là aussi le fameux Lacher-prise; mais avec le sang et la passion c'est bien plus dur. Pourtant, je sens bien que la plus grande part de ma libération passe par là...
Maintenant, comme chaque fois, c'est la question de l'entre-deux.
Combien de temps me faudra t'il ? Combien de blessures encore ? Combien de murs à élever puis détruirent ?
Amour, Amour, Amour, prends-moi, apaise-moi, emplis-moi, j'ai soif !
19:50 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.10.2005
Chut
ne rien effaroucher
19:52 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2005
Idée de fille
On dirait que tu tomberais amoureux, que moi aussi, que le printemps nous porterais et qu’on aurait des tas de projets. On serait super touchés d’avoir trouvé quelqu'un avec qui s’élancer. On dirait qu’on serait dans une bulle et qu’elle serait toute colorée. On dirait qu’on se laisserait porter par nos soleils et nos rayons. On se tiendrait par la main, tu me ferais plein de câlins. On passerait beaucoup de temps ensemble, on discuterait de nos demains. Le soir on irait danser et tu me serrerais dans tes bras. On serait plein de lumière et on pourrait même en donner. On serait pas coupés du monde, on serait le monde qu’on veut. On ne se ferait pas de promesses, on en aurait pas besoin parce qu’on croirait à nos demains. Ce serait un amour ouvert, simple et libre de préjugés. Tu voudrais savoir qui je suis, j’aimerais déjà qui tu es. On prendrait notre temps et on aurait tout le temps. On serait des gens équilibrés qui éprouvent de grands sentiments. On serait libres d’être qui on est et on serait toujours surpris de vivre des matins à deux, ensoleillés même sous la pluie. On aurait confiance en la vie, on aurait pas peur de se perdrent. On ne serait pas coupés du monde, on serait dans le monde. Tu me parlerais de voyages, moi je ferais nos bagages ; on irait à San Fransisco ou à Rio de Janeiro. On aurait pas peur de nos envies, on se les dirait, même si elles sont bêtes, même si elles sont grandes et qu’on est tout petit. Tout ça serait très naturel, on aurait pas d’obligations, on aurait rien à forcer, on aurait qu’à se laisser porter. Et surtout, surtout, on serait sans protections !
14:37 Publié dans des mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.10.2005
Fifteen
je ne sais plus, je ne sais rien, je lâche tout, les yeux brûlent trop mangés par l'excema.
qu'y a t'il que je ne veux pas voir ?
14:51 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.10.2005
Today's worry
La nécessité de lui envoyer des pensées d'amour. D'abord pour ne pas (en)fermer mon coeur, ensuite pour ouvrir le sien. Ne pouvant le voir, le toucher, lui parler, il ne reste que les ondes invisibles à charger de paix, compréhension et douceur.
J'écris pour maîtriser, parce que dans ma tête ce n'est pas très joli. Et pourtant la confiance. J'ai agis un peu violemment hier, mais c'est le résultat d'avoir gardé pour soi. Hier j'ai utilisé la cinquième arme: la perte. Ou en tout cas la possibilité ouverte et accueillie de la perte. Le résultat a été immédiat, à peine le téléphone raccroché, un sourire prenait place sur mon visage qui s'ouvrait. J'allais pouvoir être là, dans l'instant présent précieux et non plus dans l'univers parallèle des rancoeurs. Aussitôt avais-je choisis le risque à la peur, mon intérieur s'apaisa.
Entre temps, il y eut une nuit et il y eut un matin.
Il est 17 h et la trêve m'apparaît trop courte pour être pure. Un nettoyage de la pensée s'avère la seule issue valable. Rien ne sert de faire semblant, mon cerveau, mon coeur, mon corps ont décidé d'être là et plutôt que d'y résister bringuebalante,, je préfère les accompagner. Il est vrai qu'une peur s'est installée que j'ai du mal à déloger; alors faire face, faire front et engager le dialogue. Il est des silences plus bruyants que des marteaux piqueurs. Je veux le silence des oiseaux !
Je sens en écrivant que l'accouchement va être difficile et long. Je sens que mes mots résistent. Je sens qu'il va falloir une nouvelle fois mettre à plat les schémas pour m'en libérer. Je sens que c'est l'unique voie maintenant.
Ma peur semble simple: le perdre. Disant ça, je sais déjà que je ne suis qu'à la surface, il me faut plonger et aller profond pour voir. Continuons... Le perdre, bizarrement cela ne veut rien dire; plus juste serait la peur de perdre les possibles ressentis près de lui.
Je me sais incohérente et c'est là aussi ma peine. Je dis je me sers de la perte et dans le même temps elle se révèle être la peur même. Il y a quelque chose de déséquilibré entre ce que je sais et ce que je vis. Là est la rancoeur aussi. Humilité. L'issue entrevue est alors de retourner contre moi mes idées pour en être l'unique responsable, seul moyen de pouvoir à nouveau travailler. Tout ce dont je ne prends pas la responsabilité m'échappe. Je deviens victime passive. Impossible, c'est le rôle que je déteste le plus, le masque que je me refuse à porter. Dans le même temps, un truc murmure que la volonté de tout maîtriser est un leurre, un piège même.
Je suis duelle. Coupée en deux. Je ne souffre pas, je questionne.La recherche est un état difficile.À la fois excitante et encombrante; mais mon corps demande. L'excema a fait son apparition, signale d'alarme infaillible du déséquilibre intérieur. L'excema avec son lot de "gratte-gratte". Je n'attendrai pas qu'il s'installe pour l'hiver, il n'y a qu'une chose à faire: comprendre.
Le problème n'est pas lui. Je comprends parfaitement son rythme et plus encore j'ai confiance. Peut-être je me trompe mais qu'importe, c'est ce que je choisis.
Le problème n'est pas lui car ce serait s'identifier à ses peurs qui au fond ne sont pas les miennes. Quelles sont mes peurs ? Pourquoi ais-je tant de mal à les cerner ? Qu'y a t il que je ne veux pas voir ?
Ma peur ressemble à un gamin qui connaît parfaitement sa leçon mais ne peut se présenter serein à l'examen, parasité par des émotions qu'il ne maîtrise pas et qui lui crient dans la tête qu'il échouera.
Lâcher prise et faire confiance, on arrive toujours au même. Tout est juste. Lâcher prise sur l'autre et sur l'invisible, il y a bien assez à faire avec soi. Un brèche s'ouvre. Ouf, on touche à quelque chose. La tentation de s'arrêter là. Un gros effort vient d'être réalisé pour aboutir à une vérité que l'on connaît déjà...
Est-ce tout ?
La pensée ne peut se souscrire à l'action, par conséquent il m'apparaît évident qu'aucune suite n'adviendra tant que cette vérité, comme dans la pensée, ne s'incarnera pas dans le corps. Au boulot ! S'il ne suffit pas d'apprendre sa leçon pour réussir c'est qu'il reste une part à apprendre. Ranger stylo et feuilles, ranger peurs et questions et Zou, dans la vie, dans la ville, dans le présent étincelant !
"Savoir est un pouvoir.
Pouvoir expliquer autant
qu'appliquer ce qu'on sait."
19:25 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2005
Fourteen
Cette fâcheuse tendance à voir la vie comme un parcours initiatique ou chaque action, chaque rencontre, chaque évènement porte en lui son lot d'évolution. En conscience je dis. Je ne peux pas faire autrement, je passe ma vie à questionner et certains jours, j'apprends.
18:10 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Saison 1
C'est l'automne. Impossible de ne pas penser aux cycles, c'est ce qu'appellent les saisons. Alors l'automne cette fois c'est la saison de quoi ? Il faut décider, choisir la direction et s'y consacrer.
Je dis : l'automne sera la fin de ma transformation; au premier jour d'hiver, la femme nouvelle apparaît. Les questionnements, les renversements, les apprentissages lents doivent désormais s'incarner pour que dans la confiance, la vie nouvelle puisse affleurer.
Qu'est-ce que je veux ? Du bonheur comme chacun. Du bonheur c'est l'adéquation entre valeurs, pensées, actions. Qui je suis ici dans l'action.
Les fantasmes se sont peu à peu affaiblis et les désirs peuvent à nouveau être des moteurs.
Ce que tu veux fais-le ou tais-toi ! Voilà l'action, voilà la liberté.
La plainte est de plus en plus sourde, ne servant plus, comprenant qu'elle n'est jamais qu'un miroir déformant, elle abdique devant la volonté. La volonté d'être pour soi a gagné sur la plainte d'être pour/par l'autre.
L'acharnement au travail des dernières semaines a éloigné les poids inutiles, la fièvre qui a suivi a rétabli l'équilibre et mon corps peut de nouveau communiquer avec mon esprit. Malgré les apparences de chaos, le calme reprend place en moi et le sourire veut guérir.
L'ex-amour de ma vie après plus d'un an de séparation semble avoir trouver sa nouvelle source de joie. Je ne sais pas bien comment traiter cette information -pourtant de la plus haute importance, mais je constate que j'y survis. L'histoire se clôt véritablement ici, les "et si, plus tard, maintenant que..." ne valent plus et c'est tant mieux. Il a choisi une nouvelle destinée à son coeur pur et je ne peux que le croire. Il me laisse seule, libre et grandit. Beau cadeau, le plus beau à vrai dire qu'il m'a fait jusqu'ici.
Premier amour véritable, indélébile et formateur à jamais inscrit en mes gênes. Je peux désormais affirmer, forte de l'expérience vécue : j'aime cet homme pour la vie éternelle.
Quelles belles leçons j'ai eu droit pour mes 25 ans. Tant de choses apprises, je ne regrette rien. Expérimenter la liberté (la vraie), même si dure et tranchante, est la plus belle chose. Et la petite voix qui signale : "personne n'a dit que ce serait facile", je sais, j'accepte, je prends.
Dis le Monde, que me réserves-tu ? Des joies et des idées, des épreuves et des choix, des rencontres et des obstacles à surmonter ? Tout, je prends tout, parce que dans chaque don est la graine des printemps à venir.
Hey le Monde, je t'aime !
16:52 Publié dans des mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Thirteen
Pas grand chose à dire là mais une envie de stylo parce que café/clope. Dans 10mn sur la table du gyneco, jambes écartées tremblantes. oh comme j'aime pas cet endroit quand elle me regarde le dedans et que je fais semblant que tout va en tenant la discussion. C'est pas tant les doigts qui se balladent et palpent que la posture. je sais bien que c'est normal (comme je déteste ce mot normal!!!!!). Dans la salle d'attente avec les autres, on sait toutes qu'on va montrer notre chatte et à un endroit ça rassure, à un autre ça chatouille. l'envie de rire, avec des magazine minables qui datent de y'a 5ans (ou 4 ou 3 mais 5 c'est mieux). Dans ce cabinet y'a aussi un dentiste et en arrivant je me dis que quand même je préfère qu'on me regarde l'intimité plutôt qu'on me torture l'intérieur de la bouche. Tiens, je sais pas si je fais plus traîner les dents ou le dedans...
16:29 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.10.2005
Twelve
Pourquoi je sais pas écrire tranchant moi aussi ?
Pourquoi j'écris ici désormais ?
Pourquoi je me sens si petite ?
Toute petite minus ?
03:16 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Va-t-en-guerre 2
parce qu'il est important d'être clair, certains pourraient s'y méprendre...
je parle de guerre, oui, mais l'ennemi n'est pas celui qu'on croit.
le seul ennemi valable est moi même; la part de moi-même qui résiste et fonctionne dans des schémas dépassés.
gagner la guerre, c'est gagner ma part d'ombre; ou un truc dans le genre.
j'ai repensé aux armes choisies pour l'occasion et je me dis que je n'aurais pu mieux décider.
ces armes que j'affute ici, qu'il m'est donné d'éprouver dans cette relation sont les même que celle à prendre pour la guerre au monde. L'autre guerre, celle de la lumière.
je répète : 1:la confiance, 2:l'amour, 3: la légerté, 4: la joie, 5: la perte.
Les meilleures armes car elles contrent précisément celles utilisés par l'enemi c'est à dire : 1: la peur, 2: la haine, 3: le poid, 4: la peine, 5: l'avoir.
02:11 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2005
Va-t-en-guerre
Ok, ok, alors moins il croit en la chance plus elle se révèle à moi...
Détachée - Attachée.
Évidemment l'histoire ne pouvait être aussi simple, évidemment il y avait un truc caché qui n'a pas tardé à se dire. Et ce truc, c'est quoi ? Une fille fantasme non consommé (ou peut-être que si mais ça on ne le dit pas).
J'aurais voulu lui dire, "mais vas-y, attrape son cul, baise la bien profond et reviens-moi serein!" mais j'ai tué les mots pour ne rien effaroucher. Pour qu'il choisisse seul en toute responsabilité.
Je n'ai rien dit aussi parce que le truc c'est pas la fille, elle n'en est que la partie émergeante, émergée. D'ailleurs une fille c'est faux, des filles il faudrait dire pour être juste. Mais moi je ne crains pas les fantômes...
Contre toute attente je suis calme et la guerre douce a commencé. Il a dit , “t'as gagné, des deux, t'as gagné", mais je sais moi que ça n'a rien d'une victoire car la guerre commence maintenant, pas avant.
16:13 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Eleven
Des chansons qui s'fabriquent dans ma tête
Des chansons aux mots simples et bêtes
Des chansons de comme on est con quand ça chante dans la tête.
15:51 Publié dans journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.10.2005
Just for U
Je sais maintenant ce que j'ai reconnu en toi et j'ai failli y perdre ma part d'égalité.
J'aimais tant cette liberté nouvelle, cet espace vierge à habiter.
La vérité c'est que je ne joue plus et que cette fois vraiment il va falloir être grand.
Welcome to reality car maintenant c'est toi que je vais aimer.
Pas une idée de toi, pas une idée de moi, pas une idée de nous.
I'm still siticking to my philosophy : Tout est juste.
17:55 Publié dans un homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2005
Maintenant
Il y a des cadeaux inattendus qu'on doit apprendre à reconnaître et recevoir. Il est un amour en construction qui ressemble de plus en plus à un cœur. Un vrai cœur, un palpitant avec ses doses d'oxygène et de dioxyde de carbone, avec ses rythmes tantôt rapides et chamades, tantôt lents et calmes.
Il est un cœur en formation, comme le fœtus dans le ventre d'Emeline, un petit être indépendant se construit entre nous. Il prend forme et nous ressemble, savant mélange de nos deux énergies rencontrées. On cherche par où il grandit et on s'émerveille de la simplicité du processus qu'on chuchote dans la nuit : Notre Amour.
Les résistances n'existent plus, ou plutôt elles sont balayées si rapidement qu'on a pas même le temps de les entrevoir. On garde tout de même un semblant de retenue, ne rien crier trop fort avant trois mois. Trois mois, c'est le temps de savoir s'il est solide, s'il résiste aux vagues incessantes de vie qui lui passe à travers. Et alors rassuré, il pourra se dire au monde.
Il y a deux semaines on se demandait encore comme on fait naître l'intimité. De notre intellect, aucune réponse ne nous étais parvenue; la vie, elle, s'en est chargée proposant l'expérience plutôt que la pensée. On l'a tant cherché ce repos vivifiant, tellement questionné aussi que sa pureté, sa liberté, nous adoucit le mental et nous repose l'intérieur qui commençait sérieusement à crapahuter.
Une vérité énoncée à peine une semaine avant la rencontre nous remonte dans le ventre pour mieux s'affirmer :
"Le temps n'est qu'une idée et quand tu seras là amour, revenu d'entre les morts, de tes cendres reformé, quand tu seras là, rien n'aura été trop long ou trop court; Ça aura été avant et il y aura désormais maintenant."
Je sais que peu croient aux fées, mais je l'ai vu moi la petite ! C'était quand il me donnait la main et qu'on marchait ensemble vers nowhere*, now here**. Elle est apparue soudainement et a dit : "c'est ce que tu choisis ?" J'ai répondu "oui" et elle a demandé "t'es sure, c'est lui que tu choisis ?" Et j'ai à nouveau dit "oui, c'est lui que je veux." Elle a tourné une fois autour de ma tête, s'est posé devant mon front, a tendu une baguette magique comme on croyait qu'il en existait que dans les contes et a dit en me saupoudrant d'étoiles : "accordé" avant de disparaître, elle a ajouté "lui aussi doit choisir" et je l'ai remercié d'un sourire lumineux.
Ça faisait longtemps que j'attendais de voir une fée, pas pour être sure, j'ai toujours su, mais pour pouvoir en témoigner moi aussi.
*nulle part
** ici maitenant
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01.10.2005
Ten
Un écrit imprévu. Comme chaque fois mais un peu différent quand même. Il faut apprendre à recevoir. j'ai du mal à faire ça, ça parait simple pourtant... Cet hommme que s'assoit là et calme me dit des gentillesses. Merci. Il a dit que j'avais l'air d'avoir du caractère. Que j'étais sobre et belle avec de l'intelligence dans le regard, il a dit crédule, incrédule qui sent le voyage et s'habille en noir. Que des jolies choses ! Et sa femme est arrivée et main dans la main ils ont disparu. Alors quoi, on peut recevoir des compliments sans que le monde ne se renverse. Belle leçon il faut réapprendre la gratuité, le don désinterressé. Le plus fort dans tout ça c'est le sentiment d'avoir été reconnu qui nous remet sur pied et c'est d'un coup si rassurant qu'on peut repartir dans le monde confiante et allégée. Merci monsieur !
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27.09.2005
Conseil ?
peut-on faire l'amour à un homme marié ?
17:35 Publié dans des hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

